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Manifeste du Mouvement Montréal français

Faire du français la langue publique commune à Montréal est un facteur essentiel de l’inclusion des nouveaux arrivants à la société québécoise. C’est la condition première pour assurer l’avenir du français au Québec, seul État majoritairement francophone de l’Amérique du nord. C’est contribuer à la défense de la diversité culturelle dans la mondialisation.

Les objectifs du Mouvement Montréal français

Par Mario Beaulieu,
porte-parole du MMF

En tant que citoyens et citoyennes du monde, nous avons la responsabilité de défendre et de promouvoir la différence culturelle et linguistique du Québec.

Le Québec est le seul État majoritairement francophone de l’Amérique du nord. Le contexte de la mondialisation rend le combat pour la diversité culturelle et linguistique plus important que jamais. Le combat du Québec français s’inscrit dans un mouvement universel contre l’uniformisation des cultures nationales et leur réduction au rang de simples marchandises. Ce mouvement s’inscrit lui-même dans le prolongement de l’affirmation du droit des peuples à l’autodétermination et de la décolonisation qui a marqué les dernières décennies.

Les lois linguistiques existent partout dans le monde, soit dans plus de 190 États et 110 pays. À plusieurs égards, la loi 101 est laxiste comparativement à ce qui se fait ailleurs : dans la plupart des pays, les mesures d’aménagement linguistique sont basées sur le principe de territorialité : c’est-à-dire que, sur un territoire donné, une seule langue est utilisée dans le secteur public.

Le Québec est le seul État de notre continent où le français peut être la langue officielle et commune. La mondialisation ne justifie en rien le recours à l’anglais entre Québécois de langues maternelles diverses dans les milieux de travail, dans les entreprises et dans le commerce. Le problème ne réside pas dans le fait que des emplois nécessitent l’usage de l’anglais ou d’autres langues dans les communications avec l’extérieur du Québec. Le problème est que la mondialisation sert de prétexte à un nombre croissant d’entreprises établies ici pour obliger leurs employés à transiger en anglais avec d’autres résidants du Québec, collègues, clients ou fournisseurs, surtout à Montréal ou dans les autres régions linguistiquement mixtes.

© 2006–2008, Mouvement Montréal français et ses partenaires.
Les opinions exprimées par les auteurs ne représentent pas nécessairement les positions du MMF.