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Le besoin de deux CHU provoque ma colère : Chu pu capable de l'entendre ânonner

Claude G. Charron, 18 octobre 2008, L'aut'journal au-jour-le-jour

Çà fait un bout de temps qu’elle m’habite, la Colère. C’est que «chu pu capable» d’entendre ânonner qu’il nous faut 2 CHU!

Quelques fois, une voix s’élève. Comme celle de Jean Dorion profitant de la traditionnelle réception du 24 juin du maire de Montréal et de la Société Saint-Jean-Baptiste, le président de cette dernière a osé frotter les oreilles des élus présents: «Si je deviens député, j’observerai la ligne de parti, mais en toute liberté actuellement de dire ce que je pense, je dénonce tous les partis pour avoir cautionné le projet de deux CHU à Montréal.» Pauline Marois a manifesté son désaccord. Et a rassuré Dorion que la langue de travail sera le français au CHU-McGill.

Le 25 septembre dernier, la réplique de la cheffe péquiste a bien fait rire les cinquante personnes réunies à la Maison Ludger-Duvernay dans le cadre des Jeudis le la Langue. Rien pour améliorer la cote de popularité de Pauline tant les faits et arguments apportés par les sept experts invités contredisaient l’optimisme béat de la politicienne.

La Loi 101 de 1977 était un premier geste d’affirmation de la majorité française sur le territoire du Québec. Pour que cela se produise réellement, il aurait fallu repenser les rapports majorité/minorité par une reconfiguration totale des institutions. On a pensé régler le problème en ne s’attaquant qu’aux écoles pour les immigrants. Nos politiciens, a dit Laplante, n’ont pas eu le courage d’aller plus loin. La reconfiguration a été littéralement mise de côté. Ne s’est jamais faite.

Voir l'article : http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1100

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