Article de Magali Morel, le 24 Heures, 14 décembre 2008
Le Mouvement Montréal français encourage les citoyens de la métropole à magasiner dans les commerces «où tout est en français.» Une vingtaine de Pères et Mères Noël ont entonné des chants de Noël, samedi après-midi sur la place Gérald-Godin, pour la traditionnelle marche «Le père Noël en français», sur les rues Mont-Royal et Saint-Denis.
«Achetons dans les commerces où tout est en français afin d’encourager notre économie et de contribuer à la francisation des entreprises, a expliqué Mario Beaulieu porte- parole du MMF et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Nous incitons les consommateurs à utiliser leur pouvoir d’achat pendant le temps des Fêtes comme un vote économique.»
Selon M. Beaulieu, l'état du français se dégrade dans les commerces montréalais, et même dans le secteur du Plateau-Mont-Royal où une bonne partie de la clientèle s'adapte au service en anglais.
Voir l'article : http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/actualites/archives/2008/12/...
Journal de Montréal et INFO 690 le 14 décembre 2008
Comme il l'a fait l'an dernier, le Mouvement Montréal français tient encore cette année sa marche «Le Père Noël en français».
Selon le Mouvement, le magasinage du temps des Fêtes est l'occasion idéale pour encourager les établissements à utiliser la langue française dans leur accueil, leur affichage, leur raison sociale et leurs dépliants.
Samedi, des dizaines de personnes vont chanter et distribuer des cartes de souhaits à proximité des commerces de Montréal, pour inciter la population à se faire servir en français.
Voir l'article: http://www.985fm.ca/2008/NOUVELLES/LOCAL/MONTREAL/12/13/le.pre.nol.en.25...
Le Devoir, le 11 décembre 2008
La Cour suprême du Canada a décidé d'entendre un appel du gouvernement du Québec au sujet de la décision de la plus haute Cour du Québec de déclarer inopérant le projet de loi 104.
Texte paru dans Le Devoir, le 1er décembre 2008
Par Mario Beaulieu, porte-parole du Mouvement Montréal français
et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
La situation du français à Montréal exige que le gouvernement du Québec agisse rapidement afin de contrer l’anglicisation des institutions publiques et de faire respecter le droit de travailler en français. Les partis politiques doivent prendre des engagements clairs à cet égard dans le cadre de la présente élection.
Avant tout, il faut se rappeler que la Charte de la langue française a subi plus de 200 modifications qui l’ont affaiblie dans la plupart de ses champs d’application, ce qui favorise le retour au bilinguisme institutionnel et réduit le pouvoir d’attraction du français. La Loi 101 n’a pas été conçue contre le multilinguisme individuel, mais contre le bilinguisme institutionnel. Elle visait à faire du français non pas l’une des langues officielles, mais plutôt la seule langue officielle du Québec, et non pas la langue des seuls francophones, mais celle de tous les Québécois.
Il faut donc non seulement recommencer à appliquer rigoureusement la Charte de la langue française, mais aussi la renforcer dans tous ses champs d'application.
Lire le texte:http://www.ledevoir.com/2008/12/01/219898.html?fe=5539&fp=85217&fr=120392
Radio-Canada.ca, 29 novembre 2008
Montréal, métropole francophone d'Amérique du Nord, comme on la connaît, pourrait bien être sur son déclin, voire en voie de disparition. C'est l'une des conclusions qui ressort du 1er colloque de l'Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA), qui s'est tenu à Montréal, vendredi.
Tirer la sonnette d'alarme
Selon le quotidien Le Devoir, le démographe Marc Termote prévoit que Montréal tombera sous la barre psychologique de 50 % de population francophone dès 2021.
D'après les données dévoilées par M. Termote, le français comme langue d'usage à la maison va perdre la première place dans les foyers montréalais entre 2016 et 2021.
Pour la première fois depuis 1971, la tendance observée par le démographe est la suivante: alors que le français périclite, l'anglais se maintient dans la métropole.
Que faire?
Pour contrer ce déclin qui semble inéluctable, M. Termote suggère quelques pistes de solution. Il envisage des mesures plus strictes telles que l'imposition de l'unilinguisme français sur un territoire donné, par exemple.
Le politologue Christian Dufour, qui a animé une table ronde lors du colloque de l'IRFA, évoque la possibilité d'une intervention dans les cégeps pour aider à la préservation de la langue française.
Le démographe et mathématicien Charles Castonguay abonde dans le même sens au sujet du rôle que les cégeps peuvent jouer. Il préconise que ces établissements soient soumis à l'application de la loi 101, la Charte de la langue française.
Il propose également que la connaissance de la langue de Molière devienne obligatoire pour obtenir la citoyenneté canadienne lorsqu'on réside au Québec.
Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, 29 novembre 2008
Premier colloque de l’Institut de recherche sur le français en Amérique
Le déclin du français au Québec est à ce point inexorable que le démographe Marc Termote affirme que le gouvernement n’aura pas d’autre choix que d’envisager de prendre les grands moyens s’il veut renverser la vapeur : une halte à l’immigration ou l’imposition de l’unilinguisme français partout sur un territoire donné. Auteur de l’une des fameuses études qui avait suscité la controverse en janvier dernier parce que tenue secrète par l’Office québécois de la langue française (OQLF), le chercheur a tiré cette conclusion hier lors du tout premier colloque de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA), une institution citoyenne qui se veut « le chien de garde du français » née peu de temps après cette tourmente linguistique.
« J’ai toujours pensé qu’on pouvait éviter la territorialisation de la langue », a déclaré M. Termote, en admettant avoir quitté sa Belgique natale notamment pour fuir ce phénomène. « Si les francophones deviennent minoritaires [sur l’île de Montréal en 2021] comme les prévisions le montrent, croyez-vous qu’il y aura beaucoup d’immigrants qui vont opter pour le français ? Je pense qu’il faut peut-être considérer [la territorialisation] », a poursuivi le professeur associé à l’Université de Montréal.
Selon les prévisions de M. Termote, la part du groupe francophone selon la langue d’usage à la maison diminuera tout au long de la période à l’étude soit 2006-2051, et ce, « quelles que soient les scénarios ». « La seule différence au fil des ans, c’est la vitesse du déclin », a-t-il indiqué.
En 2051, la proportion de francophones serait à 42,3 % dans l’île de Montréal et devrait atteindre 72,3 % dans l’ensemble du Québec. Entre 2016 et 2021, la français deviendra minoritaire comme langue d’usage à la maison. Et selon lui, pour la première fois depuis 1971, l’ensemble des francophones diminue même dans l’ensemble de la région métropolitaine, alors que l’anglais est stable.
Une situation anormale
Marc Termote a également souligné la situation « anormale » de Montréal, l’un des seuls endroits où la pérennité de la langue de la majorité, le français, n’est pas assurée. « Dans la plupart des sociétés d’immigration, la pérennité de la langue n’est pas mise en danger par le comportement démographique des immigrants ou de ceux qui y vivent déjà. Ce sont des sociétés protégées par la loi du sol, c’est la loi du nombre qui l’emporte de facto », a-t-il indiqué en mentionnant Bruxelles comme exemple. « Le seul endroit où il y a un laisser-faire, c’est Montréal. » Le démographe ajoute que, dans le contexte nord-américain où l’anglais est très présent, il est inconcevable de parler de la « loi du sol » pour Montréal.
M. Termote, également directeur du Centre interuniversitaire d’études démographiques, croit qu’une profonde réflexion sur la politique linguistique devient inévitable. « Est-ce que ce sera au niveau de l’affichage ? De la langue dans les collèges ? » s’est-il interrogé. Le démographe a ridiculisé la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, qui lui aurait demandé au terme d’une rencontre ce qu’elle pouvait faire pour faire augmenter le taux de fécondité. « La naïveté des politiciens est remarquable », a lancé M. Termote en se disant mal à l’aise face à une telle proposition. « Va-t-on se mettre à donner des allocations [à la naissance] exclusivement aux francophones ? Il y a là une pratique discriminatoire. » Franciser l’immigration n’est pas la solution, ajoute-t-il. « C’est là mettre le problème entre les mains des immigrants », a-t-il ajouté.
La Presse, Violaine Ballivy, le 23 novembre 2008
Les nationalistes: 18%
- Priorité à l'affirmation nationale, aux intérêts du Québec et à la langue française.
- Souverainistes, le «Nous» est au coeur de leur identité.
- Seulement 50% disent qu'ils voteront pour le PQ.
- Déçus de voir l'option souverainiste de côté, certains se tournent vers l'ADQ.
Les souverainistes sociaux-démocrates: 13%
- Priorité au Québec et à l'équité sociale.
- Appuis majoritaires au Parti québécois mais aussi à Québec solidaire.
- Très tournés vers le «Nous», ils trouvent parfois que le PQ n'est pas assez à gauche.
- Pauvreté, environnement, santé et éducation passent avant l'économie.
- Autres priorités : le français, les intérêts du Québec, la souveraineté.
- Diplômés universitaires et gens de moins de 35 ans.
Intentions de vote:ADQ 7%
PLQ 24%
PQ 49%
QS 13%
PV 8%
Journal de Montréal, Richard Martineau, le 24 novembre 2008
Non seulement les organisateurs du 400e anniversaire de Québec ont-ils invité Paul McCartney pour célébrer la naissance de l'aventure FRANCOPHONE en Amérique, mais voilà que le PQ annonce qu'ils vont enseigner la Conquête dans la langue de James Wolfe !
C'est-y assez fort?/ Is it strong enough?
24 heures, Jean-Philippe Arcand, le 18 novembre 2008
Le Collège O’Sullivan de Montréal a enfreint la loi 101 en affichant des publicités unilingues anglophones dans le métro.
Quoi qu’il en soit, les groupes de défense de la langue française se sont dit outrés lorsque mis au courant de la situation.
« Ça montre que la loi 101 est une véritable passoire », laisse tomber Mario Beaulieu, du Mouvement Montréal Français. « Son application est très déficiente ».
Même son de cloche du côté de Jean-Paul Perreault, d’Impératif Français : « Si le Collège O’Sullivan offre des programmes en français, il est inconcevable que la promotion ne se fasse qu’en anglais ».
Le Devoir, Lisa-Marie Gervais, le 20 novembre 2008
La saga des centres hospitaliers universitaires (CHU) se poursuit. La Coalition des régions pour un seul méga-hôpital profite de la période électorale et souhaite lancer un débat public sur la construction de deux méga-hôpitaux (le CHUM et le CUSM) sur l'île de Montréal. La coalition, qui est formée de diverses organisations dont le Mouvement Montréal français et la Société Saint-Jean-Baptiste, exhorte le gouvernement à investir dans «un seul établissement francophone». «Il faut que nos institutions nous ressemblent. C'est un projet national de 3,6 milliards, mais qui finira par coûter cinq milliards. C'est autant d'argent qui ne sera pas investi en région», a martelé René Boulanger, le porte-parole de la coalition, lors d'un point de presse tenu hier devant la cour Glen, le futur site du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
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